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Tout ce qu'on a vu d'absurde autour de la une du Fader avec PNL

Tout ce qu'on a vu d'absurde autour de la une du Fader avec PNL

Article étrange, photos de malade et réactions démesurées sur internet : c'était le zoo.

Mardi 14 juin, 16h21 : le magazine américain The Fader passe à l'offensive. "Cover Story" en anglais et en français à lire sur le site, partage sur les réseaux sociaux et rhabillage de la page Facebook : le site se met aux couleurs de PNL. Incroyable pour un duo de Corbeil-Essonnes n'ayant toujours pas donné d'interviews en bonne et due forme, et qui rappe sous Auto-Tune la banale vie des banlieues sur des beats génériques chopés sur Youtube. 21 heures plus tard, cette image semble encore irréelle :

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Évidemment, l'info dépasse vite les frontières américaines. L'occasion de voir pour la première fois ce genre de commentaires sur la page FB de The Fader, mag américain sérieux, exigeant et prestigieux :

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16h54 : PNL attaque sur son propre réseau social. 1000 likes en... une minute. Comme toujours avec PNL, l'engagement de leur public est fou. Et ce hashtag, ce hashtag...

et en fait... pas grand chose

Le bourdonnement virtuel calmé, on peut enfin se concentrer sur l'article de The Fader en soi. Un article superbement illustré, qui donne l'image d'une story de malade. Et puis on lit et en fait... pas grand chose. Du moins pour une cover story du Fader. Sans interview accordée par N.O.S. et Ademo, l'article sonne finalement creux et apparaît assez incomplet, à tel point que le goût des glaces de N.O.S. devient une information : « N.O.S finalement laisse savoir qu’il aime aussi bien le chocolat que la vanille ». D'un autre côté, qu'ils fassent la une du Fader sans entretien rend le tout encore plus absurde.

Nuit debout, Supreme, Bowie et Mouloud Achour

Face à ce manque de matériel, on sent que le journaliste comble un peu comme il peut. En introduction, il balance trois paragraphes sur les manifs de la Loi Travail et Nuit Debout alors que comme il l'admet lui-même plus tard, l'entourage PNL s'en fout de tout ça.

Plus tard, l'intervention du boss de Supreme sonne complètement à côté : « Bien sûr que non, je n’ai aucune idée de ce qu’ils disent ! Mais ça se digère très facilement. C’est comme une chanson de Bowie : ouais, c’est bon. Ça ne se questionne pas ».

La description de Mouloud Achour en « vétéran du journalisme français qui couvre la culture jeune » fait aussi bien marrer.

Bref, l'article en lui-même est à l'image de PNL : simple, vide, allongé, triste, raté, réussi, unique. Repoussant et séduisant à la fois.

La lecture terminée, on se plonge dans les réactions Twitter. Florilège.